Le 24 septembre 2019 la nouvelle tombe : les médicaments à base de ranitidine sont rappelés en France. La ranitidine est un antihistaminique H2 inhibiteur de la production d’acide gastrique, indiqué contre les ulcères gastrique et duodénal. 

La Suisse, le Canada ainsi que d’autres pays d’Europe ont eux aussi fait le choix de retirer la ranitidine et ses génériques du marché. 

Selon l’ANSM, seule la ranitidine sous forme injectable, utilisée afin de préparer des poches de nutrition parentérale est restée en vente. Cependant, la vente de ces ampoules est limitée à très court terme. Il est donc conseillé aux différents centres utilisant la ranitidine dans le cadre de la préparation de poches de nutrition parentérale de trouver une alternative à ce traitement. 

La cause de ce retrait est simple : on a trouvé des impuretés cancérigènes, plus précisément de la NDMA dans les comprimés. Cette même substance avait déjà été retrouvée en 2018 dans les sartans (antihypertenseurs antagonistes des récepteurs à l’angiotensine 2). 

La NDMA, de son vrai nom la N-nitrosodiméthylamine est classée comme cancérogène probable pour l’homme (groupe 2A dans la classification du CIRC). En effet, il a été montré que si l’humain est exposé à long terme, à des doses supérieures à celles jugées sûres, il aurait plus de chances de développer un cancer. 

Attention à ne pas confondre la NDMA avec la MDMA (l’amphétamine de l’ecstasy). La NDMA est un contaminant de différentes industries, tels que la fabrication de colorant, pneu en caoutchouc, ou encore de pesticides). Elle peut se former naturellement dans l’eau, l’air ou le sol, par diverses réactions chimiques. 

Des alternatives à ce traitement existent, il est ainsi suggéré aux patients de demander conseil à leurs médecins et pharmaciens afin de modifier leurs traitements. Pour autant, il a été indiqué qu’il n’était pas nécessaire de rapporter les boites entamées. En effet, la quantité de NDMA retrouvée est très faible. À de si faibles doses, elle devrait être inoffensive pour l’Homme.

C’est surtout par mesure de précautions que l’ANSM a pris la décision de rappeler ces comprimés. 

Les agences sont en cours d’investigation, afin de déterminer d’où provient cette NDMA. 

En attendant, d’autres références réduisant les brûlures gastriques, eux aussi en vente libre, sont disponibles en pharmacie (antiacides, inhibiteurs de pompes à protons etc…).

 Sources : 
 L’ANSM : https://ansm.sante.fr/S-informer/Actualite/Rappel-des-medicaments-a-base-de-ranitidine-en-comprime-Azantac-et-generiques-informations-pour-les-patients-et-les-professionnels-de-sante-Point-d-information 

 Psychomédia, « Une impureté cancérigène dans des médicaments contre les brûlures d'estomac » publié le 15/09/2019
http://www.psychomedia.qc.ca/sante/2019-09-15/ranitidine-ema-fda-sante-canada-avis 

 Le journal des femmes, « Rappel de médicaments pour l'estomac liés à des risques de cancer »  écrit par Aurélie Blaize le 26/09/2019 
https://sante.journaldesfemmes.fr/quotidien/2566212-ranitidine-rappel-medicament-estomac-ndma-cancer/

 Le moniteur des pharmaciens, « NDMA dans le valsartan, c’est quoi ? » écrit par Yolande Gauthier le 09/07/2018 
https://www.lemoniteurdespharmacies.fr/actu/actualites/actus-medicaments/180709-ndma-dans-le-valsartan-qu-est-ce-que-c-est.html  

 Image : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1317626/zantac-pharmacies-brulements-estomac-acidite-gastrique