Après vous avoir vanté les vertus du café sur la santé, c’est à présent au tour du thé !
Des chercheurs de l’université de Yangling,  en Chine, ont mené une étude pré-clinique sur des souris, afin d’étudier le gallate d’épigallocatéchine, également appelé « EGCG ». Cette molécule correspond à l’ester de l’épigallocatéchine et de l’acide gallique et est le flavanol le plus abondant dans le thé vert. Il est également présent dans le thé blanc, et en plus petites quantités dans le thé noir. Il est en partie responsable de l’effet anti-oxydant et anti-inflammatoire du thé. L’étude suggère que ce composant du thé pourrait améliorer la résistance à l’insuline et donc aider à combattre l’obésité, qui est un fléau de plus en plus présent dans le monde d’aujourd’hui. De plus, un impact sur les cellules neuronales de souris a été montré dans cette étude récente, ce qui pourrait laisser penser que cette molécule permettrait aux amateurs de thé vert de préserver leur mémoire et leurs fonctions cognitives.

Les chercheurs ont étudié trois groupes de souris : un groupe contrôle ayant une alimentation normale, un groupe consommant un régime très riche en graisses et en sucres, supposé mauvais pour la santé, et un dernier groupe suivant le même régime mais recevant des injections d’EGCG. Les résultats montrent que les souris du groupe suivant uniquement un régime trop gras et sucré subissaient une augmentation de la résistance à l’insuline, les souris ont donc un risque accru de développer un diabète, de devenir obèses et de voir leurs fonctions cognitives se dégrader. Les souris du groupe suivant le même régime mais bénéficiant d’une injection d’EGCG ont une résistance à l’insuline réduite par rapport à l’autre groupe, ainsi qu’un impact neuronal diminué et une fonction mitochondriale améliorée. Cette différence s’explique grâce à la régulation des voies IRS-1/AKT et ERK/AMPc, ayant un effet sur la lipolyse et le transport du glucose, ainsi que par une inhibition des voies des MAPK, une inhibition du NF (nuclear factor)-kappaB et du TNF (tumor necrosis factor)-alpha.
Ainsi, le fait de consommer du thé vert régulièrement pourrait permettre aux personnes obèses de perdre du poids de manière plus efficace, de les aider à réguler leur glycémie et, de manière générale, pourrait contribuer à préserver les fonctions cognitives des consommateurs.

Afin d’en savoir plus sur l’étude menée ou sur les résultats obtenus :
Yashi Mi et al. EGCG ameliorates high-fat and high-fructose induced cognitive defects by regulating the IRS/AKT and ERK/CREB/BDNF. Publié dans The FASEB Journal, le 24 Juillet 2017.