Alors que l’usage abusif de médicaments contenant de la codéine a figuré sur tous les écrans, ces dernières semaines, après la mort de lycéens par overdose, le gouvernement pourrait bien restreindre sa délivrance uniquement sur ordonnance. Et ce à effet immédiat.

Euphon®, Néocodion®, Tussipax®, Polery®, Codoliprane® … Ils étaient devenus une requête habituelle au comptoir des officines. De tout âge, et pour tout usage, ces sirops et comprimés codéinés entrent notamment dans la composition de “potions” aux propriétés planantes, mais addictives, à en faire rougir le Pr. Rogue ou le Pr. Slughorn dans leur cachot.

La ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a fait valoir aujourd’hui un arrêté ministériel, à effet immédiat, dans le but de restreindre fermement les mésusages des médicaments contenant de la codéine. Le grand changement : la présentation obligatoire et nécessaire d’une ordonnance.

Par ailleurs, d’autres dérivés de l’opium sont aussi concernés par cette mesure de santé publique : dextrométorphane, éthylmorphine ou noscapine verront leur délivrance restreinte.

Source : le communiqué de presse, publié sur le site Internet du Ministère des Solidarités et de la Santé.