L’oeil est capable de modifier la quantité de lumière entrant dans l’oeil. Pour se faire, il contracte ou décontracte l’iris, modulant ainsi l’ouverture de la pupille. Un processus physiologique ingénieux, dont on découvert un nouvel aspect très récemment …

Généralement, c’est la luminosité qui influe directement sur le diamètre pupillaire, mais comme le souligne une récente étude du Laboratoire de psychologie cognitive, du Laboratoire parole et langage et de l’University of Groningen, il se pourrait que ce réflexe soit en lien avec le langage.

Les mots, qu’ils soient lus ou entendus, en lien avec la lumière, comme « soleil », ou « briller », seraient capables de provoquer une diminution du diamètre de la pupille. Le cas inverse est aussi vérifié : le champ lexical de l’obscurité, comme « ombre » ou « nuit », engendrerait une mydriase.

Une découverte étonnante, qui s’expliquerait par l’hypothèse suivante : le cerveau, à la vue ou à l’écoute des connotations sémantiques, crée de manière automatique des images évoquées par nos lectures ou nos écoutes.

La réflexion pourrait se porter bien plus loin, en s’interrogeant notamment sur la nécessité de ces images involontaires pour l’apprentissage et la compréhension des mots … Une question légitime, qu’il faudrait assurément approfondir.

Source : Sebastiaan Mathôt et al, « Embodiment as preparation : Pupillary responses to words that convey a sense of brightness or darkness », Psychological Sciences, June 2017.