On savait la cigarette responsable d’un nombre important de cancers du poumon, mais l’avancée technique réalisée par une équipe de l’université de Caroline du Nord nous permet d’en apprendre plus sur les dégâts que la cigarette cause à l’ADN.

Leur nouvelle technique permet de repérer les locis de l’ADN où une cellule  tente d’effectuer des réparations suite à l’exposition à différents toxiques (ici le benzo alpha pyrène, un produit de combustion du tabac) par NER (nucleotide excision repair), en récupérant les fragments d’ADN rejetés par la celle ci.

 

Si la technique ne permet pas à l’heure actuelle de disposer d’une résolution optimale, elle serait utile dans un bon nombre de recherches comme la détermination de la dose de toxique surpassant les capacités de réparation cellulaire, de découvrir les variants génétiques responsables d’une bonne réparation, où de repérer les zones les plus fragiles de l’ADN.

  1. Human genome-wide repair map of DNA damage caused by the cigarette smoke carcinogen benzo[a]pyrene. Proceedings of the National Academy of Sciences, 2017; 201706021 DOI: 10.1073/pnas.1706021114