Le virus d’immunodéficience humaine (VIH) affecte le système immunitaire de l’Homme en causant la maladie du SIDA. Ceci a pour conséquence d’aggraver les maladies normalement anodines, pouvant alors devenir fatal au patient.
En effet ce virus, transmis par les fluides corporels (sperme, sang, lait maternel…) prend contrôle des lymphocytes T CD4 dont le rôle est de coordonner la réponse immunitaire. Pour cela, il les endommage, les détruit tout en les utilisant pour se propager.

Rappelons également que 35 millions de personnes sont atteintes du VIH dans le monde et que chaque année 1,5 millions en meurt. Aujourd’hui, encore aucun moyen de guérir cette maladie n’a fait surface, mais il existe des traitements permettant de vivre avec le SIDA tels que la trithérapie et des traitements antiviraux.

C’est une équipe de chercheurs en Espagne, qui a fait une découverte importante dans ce domaine. En modifiant génétiquement du riz, ils ont réussi à produire des protéines neutralisantes, empêchant l’interaction du VIH avec les cellules humaines.

Les scientifiques ont réussi à produire 3 protéines (1 type d’anticorps et deux types de protéines appelées leptines). Ils ont découverts que la combinaison de ces dernières permettait la production d’un microbicide, efficace pour limiter le risque d’apparition de souches pharmaco résistantes.
Ces protéines sont semblables à celles utilisées dans les médicaments oraux contre le SIDA.

Les chercheurs ont introduit dans le riz les gènes codant pour les trois protéines et les ont cultivés, permettant d’aboutir à la création de dix-neuf lignées. Sur ces dernières, seule une lignée de plante a produit les trois protéines. C’est aussi la première fois que la science arrive à produire trois molécules distinctes sur une seule plante.
Ils remarquent alors que les trois molécules sont efficaces seules mais davantage ensembles. L’efficacité est donc augmentée en présence d’extraits bruts de riz.

L’objectif à terme est de transformer ce riz modifié en crème, afin de pouvoir l’appliquer sur les muqueuses vaginales ou rectales au moment du rapport dans un but préventif.
Ceci serait une belle avancée, surtout pour les pays défavorisés car le coût de production est assez bas.

Cependant encore beaucoup de tests sont à réaliser afin de s’assurer qu’il n’y ait pas de sous-produit nocif et qu’il soit bien toléré par l’organisme.
Un des problèmes majeurs se posant sont les interactions avec la flore vaginale, au niveau de laquelle les bactéries détruiraient le produit avant même qu’il ait pu agir.

En 2011 déjà, le riz avait fait parler de lui lorsqu’un chercheur chinois avait réussi à obtenir de l’albumine grâce à des grains de riz génétiquement modifiés.

 

Sources :
http://cliniquelactuel.com : Consulté le 10/10/18
www.ncbi.nlm.nih.gov : Consulté le 10/10/18
www.unaids.org : Consulté le 10/10/18
https://www.futura-sciences.com : Consulté le 10/10/18
https://share.america.gov : Consulté le 10/10/18

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https://www.futura-sciences.com