Choisir un traitement alternatif pour le cancer double le risque de mourir de la maladie selon une étude cas-témoin publiée en Août 2017 dans le JNCI (Journal of the National Cancer Institute).

L’étude a suivie pendant 7 ans 840 personnes diagnostiquées avec un cancer. Parmi ces patients, 280 ont choisi d’être soignés par des thérapies non conventionnelles (dès lors que le traitement ne relevait pas de chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie ou traitement hormonal).

Ces personnes étaient plus souvent des femmes, jouissaient globalement de revenus plus élevé et possédaient un niveau d’éducation supérieur par rapport au groupe traitement conventionnel.

 

Les résultats sont les suivants :

La mortalité par groupe de traitement, tout cancers confondus – Trait pointillé : groupe conventionnel – Trait plein : groupe alternatif

Tout cancers confondus : mortalité 2,5 fois supérieure.

Cancer du poumon : mortalité 2,17 fois supérieure.

Cancer colectoral : mortalité 4,57 fois supérieure.

Cancer du sein : mortalité 5,68 fois supérieure.

Pas d’augmentation significative de la mortalité pour le cancer de la prostate, chose attendue pour les auteurs qui font remarquer la trop longue évolution de ce type de cancer pour la durée de suivie de l’étude.

 

Ce type d’étude est assez rare et ces résultats catastrophiques nécessitent d’être confirmée par des études de plus grande ampleur ; néanmoins il semble bon d’indiquer aux patients ces premiers résultats pour les orienter au mieux vers des traitements efficaces.

 

Source :
Skyler B. Johnson & al. « Use of Alternative Medicine for Cancer and Its Impact on Survival », JNCI: Journal of the National Cancer Institute, Volume 110, Issue 1, 1 Janvier 2018.