Une récente étude, menée par le Boston Children’s Hospital et l’Harvard Medical School, pourrait bien apporter une piste de compréhension supplémentaire au SIDS (Sudden Infant Death Syndrom), comprenez la mort subite du nourrisson.

Ce syndrome sévit fatalement les enfants, âgés d’un mois à un an, durant leur sommeil. Une mort souvent mal acceptée par les familles, car elle reste inexpliquée malgré les autopsies et autres investigations.

Toutefois, la sérotonine aurait un rôle à jouer : un peu plus de 30% des enfants suspectés d’avoir succombé au SDIS présenteraient un taux sérique de sérotonine plus élevé que la norme. Un trouble du métabolisme des neurotransmissions sérotoninergiques pourrait perturber certaines régions cérébrales, responsables de la régulation de la respiration, de la pression artérielle ou encore de la thermorégulation.

Le dosage sérique de la sérotonine pourrait, finalement, s’avérer être une méthode diagnostique pour déclarer, avec plus de certitude, la mort par ce syndrome. Des recherches doivent toutefois prolonger le travail jusqu’alors réalisé, affaire à suivre.

Source : Haynes, RL, et al. High Serum Serotonin in Sudden Infant Death Syndrome. Proceedings of the National Academy of Sciences.