« Beurk, du brocolis ! » … Quel parent n’a jamais pu entendre cette petite remarque, jetée non sans discrétion au moment où vous déposiez un plat fumant de fleurettes vertes au centre de la table.

Et pourtant, des scientifiques ont percé les propriétés remarquables d’un composé des Crucifères, le sulforaphane. Cette molécule soufrée serait capable de réduire la production de glucose, et trouverait donc un intérêt tout particulier dans les cas de diabète de type II. Une avancée notable, dans la prise en charge du diabète non insulino-dépendant, qui associe généralement une modification en profondeur du régime alimentaire et certains anti-diabétiques oraux, comme la metformine, responsable de quelques effets indésirables non négligeables.

L’étude, menée sur des foies de rats atteints de diabète de type II dans un premier temps, a été prolongée auprès de 97 patients humains diabétiques et obèses, volontaires, pour une durée de 12 semaines. Même constat : une réduction notable de la production de glucose, et un meilleur contrôle de la glycémie.

Toutefois, les chercheurs sont prudents : d’autres essais sont encore nécessaires, avant que le sulforaphane obtienne son AMM … Lueur d’espoir.

Source : Annika S. Axelsson et al, « Sulforaphane reduces hepatic glucose production and improves glucose control in patients with type 2 diabetes », Science Translational Medicine, vol.9, Issue 394, eaah4477, June 2017.