Une récente étude menée à la prestigieuse University of Illinois à Chicago proposerait une piste encourageante pour la prise en charge de l’apnée du sommeil.

Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil, ou SAHOS, dans le jargon purement médical, touche une part importante de la population française : près de 30,5% de la population française âgée de plus de 65 ans serait concernée, près de 20% des 45-64 ans et un peu moins de 8% des 20-44 ans. Outre la fatigue chronique diurne, cette pathologie augmenterait aussi le risque d’apparition de maladie cardiaque coronarienne, d’hypertension artérielle ou de diabète de type 2.

L’espoir serait fondé sur une molécule déjà présente sur le marché : le dronabinol, un agoniste des récepteurs cannabinoïdes. En effet, le Δ-9-tétrahydrocannabinol était compris dans la prise en charge des anorexies liées au sida, ou encore des nausées et vomissements liés aux chimiothérapies.

En comparant l’administration de 10 milligrammes de dronabinol à celle d’un placébo, les épisodes apnéiques ou hypoapnéiques se révèlent être moins fréquents chez les patients traités par le dérivé cannabinoïde.

Une découverte pleine d’espoir, qui pourrait bien révolutionner la prise en charge de ce trouble du sommeil.

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