Qui a dit que les scientifiques étaient toujours sérieux ?

Une étude publiée en 1994 par une équipe de chercheurs norvégiens aborde un sujet pour le moins burlesque : voulant faire le clair sur certaines légendes issues de la culture populaire, ils ont décidé de tester si oui ou non les vampires sont repoussés par l’odeur de l’ail.

Du fait de la difficulté à trouver des vampires pour les tests, ils ont utilisé un animal qui partage des caractéristiques communes, à savoir, la sangsue : «Owing to the lack of vampires, we used leeches instead».

L’expérience a consisté à proposer à des sangsue une main humaine neutre ou une autre imbibée d’ail, à consigner quelle main était choisie puis mesurer le temps que les sangsues mettaient pour s’y attacher.

Le résultat est sans équivoque : dans 2 cas sur 3 les sangsues préfèrent la main imbibée d’ail et celles ci prennent presque 4 fois moins de temps pour s’y attacher. Résultat statistiquement significatif (p < 0,05) car les auteurs se sont même amusés à utiliser des statistiques expérimentales pour appuyer leur résultat.

La conclusion de l’abstract est de la même teneur que l’article «Therefore to avoid a Balkan-like development in Norway, restrictions on the use of garlic should be considered » (tenant compte de ces résultats, pour empêcher un développement en Norvège des vampires comme dans les balkans, des restrictions de l’usage d’ail doivent être considérées).

Source : Sandvik H, Baerheim A. [Does garlic protect against vampires? An experimental study]. Tidsskr Nor Laegeforen. 1994;114(30):3583-6.